Ce n’était qu’un début, une vaguelette avant la déferlante #revenuDeBase

Le délai imparti à l’Initiative Citoyenne Européenne pour le Revenu de Base Inconditionnel a expiré.

Le nombre de signature requis n’a pas été atteint (voir les statistiques ici) mais là n’est pas l’essentiel.

Il faudra du temps pour que cette idée fasse son chemin tellement elle est à contre-courant de la pensée dominante, et une date butoir n’est jamais favorable à faire adopter une idée (voire, elle pousse à utiliser des moyens contestables pour convaincre).

Hugo disait :

Rien n’est plus puissant qu’une idée dont le temps est venu

Le temps viendra.

L’ICE a permis de faire connaître ce concept du revenu de base comme jamais avant (notamment par la presse qui s’est finalement emparée du sujet), et en cela il faut voir en l’ICE un tremplin plus qu’un objectif.

Merci à tous ceux qui ont volontiers accepté de débattre de cette idée un peu surprenante au premier abord, mais puissante quand on la creuse. Merci à tous ceux qui, pourtant non convaincus par le revenu de base, ont signé l’ICE parce qu’il considère qu’un débat aurait été (et reste) souhaitable. Merci à tous d’avoir supporté (et même relayé) les nombreux posts (notamment sur les réseaux sociaux) des dernières semaines : sachez que si ceux propres à l’ICE s’arrêtent, il y en aura encore d’autres sur ce sujet :)

Ce n’était qu’un début, une première vague gentillette avant la déferlante.

Il est temps que nous repensions notre modèle de société.

Il est temps que nous nous demandions jusqu’à quand nous traiterons mieux nos voitures (qui dorment au chaud dans les garages) mieux que nos frères et sœurs d’humanité.

Il est temps de (re)faire société

Il ne tient qu’à nous que 2014 soit l’occasion d’un grand débat de société grâce au #revenuDeBase inconditionnel

banRDBAu revoir 2013…

2013 s’éteint donc doucement… et j’ai été on ne peut plus discret sur ce blog. Le lancement d’une nouvelle activité (pour les curieux, Savondou) ne m’a pas permis de me poser souvent pour disserter avec vous des sujets qui me tiennent à cœur. C’est ainsi, et je le regrette d’autant moins que

mon aventure est trépidante et riche de rencontres.

Mon dernier (et seulement second) billet de l’année sera une parfaite continuité (hélas) du premier qui craignait que 2013 puisse s’avérer difficile pour les plus fragiles. La stigmatisation a perduré au-delà du changement de la couleur politique, et le sentiment que notre société tape sur les plus fragiles au lieu de les protéger ne s’est pas atténué. Nous ne voyons décidément pas plus loin que le bout de notre lorgnette équipée d’un prisme exclusivement économique, et notre devise républicaine est durement écornée, pour ne pas dire jetée aux oubliettes ! Liberté, Égalité, Fraternité ! De beaux mots, mais qui ne servent que d’alibi et de robe de vertu aux plus cupides et avides d’entre-nous !

Liberté, Égalité, Fraternité ? Mon cul !

… et bonjour 2014 !

Alors, mon premier souhait pour 2014 est que l’on puisse obtenir un grand débat de société, et ce grâce à l’Initiative Citoyenne Européenne sur le Revenu de Base Inconditionnel.

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Signer l’Initiative Citoyenne Européenne ne signifie pas que le Revenu de Base Inconditionnel sera de facto instauré. Cela permettra en revanche de lancer un grand débat à l’échelle européenne sur cette mesure, et cela mérite vraiment qu’on en parle.

Pourquoi ? Parce qu’il est temps de nous poser VRAIMENT la question de la société que nous désirons pour nous-mêmes et pour nos enfants.

Voulons-nous vraiment continuer dans cette voie où l’économie prime sur tout le reste, où la priorité est donné au PIB et à sa sacro-sainte croissance, où le seul épanouissement que l’on nous propose est un emploi à tout prix, fut-il inutile, pénible ou ingrat ?

Ou voulons-nous redonner une centralité à l’humain, protéger les plus faibles, éradiquer la pauvreté, donner à la mondialisation un visage (et un avenir) fraternel ?

Débatte du Revenu de Base Inconditionnel c’est nous poser ces questions, et trouver un chemin qui nous permette de (re)FAIRE SOCIÉTÉ.

Mon vœux est le suivant : si ce débat vous intéresse, et même si vous n’êtes pas convaincu sur la mesure (et je sais qu’avec certains d’entre-vous, mes chers amis, le scepticisme est grand), je vous invite à signer l’Initiative Citoyenne Européenne

Je vous souhaite un joyeux réveillon de l’an nouveau, et un peu en avance, le meilleur pour 2014 !

Madame X ? C’est vous, c’est moi

Il me semble que 2013 va être une année difficile pour les plus fragiles.

Et pourtant, les seuls sujets abordés par les médias mainstream sont souvent futiles ou superficiels. On sert la soupe aux puissants…

Alors pour se remettre les idées en place en ce début d’année, une chanson de Francis Cabrel qui a le mérite (elle) d’affronter la réalité telle qu’elle est.

Madame X et ses enfants
Tout l’hiver sans chauffage
Caravane pour des gens
Même pas du voyage
Et pourtant comme elle dit
C’est pas elle la plus mal lotie
Elle en connaît qui couchent dehors
Dans les parages
Quand y a toutes ces voitures de sport
Dans les garages

Madame à savoir comment
Fait deux fois plus que son âge
Elle s’endort avec des gants
Au fond d’un sac de couchage
Et pourtant comme elle dit
C’est pas elle la plus mal lotie
Elle en connaît qui restent
Accrochés aux grillages
En espérant qu’un camion
Manque le virage

C’était un pays charmant
C’était un pays comme il faut
Elle dit, elle dit maintenant
Maintenant on prend
Quelques photos des mourants
Au lieu de leur donner de l’eau
Elle dit pas ça méchamment
Pour l’instant…

Madame X et ses enfants
Toujours pas de chauffage

Vous aurez noté le « pour l’instant »…

Bonne année 2013

:(

« Les secrets de la monnaie » de Gérard Foucher

« Les secrets de la monnaie » de Gérard FoucherJe ne voudrais pas terminer l’année sans te faire part d’une de ma plus enthousiasmante lecture de 2012.

Pour tout vous dire, je crois que l’expression « tombé de l’armoire » est approprié à l’effet que m’a fait ce livre, c’est dire !

« Les secrets de la monnaie » est un livre que je ne saurai trop vous conseiller de lire tant il porte en lui une vérité insoupçonnée.

Bien entendu, j’ai conscience que le titre de l’ouvrage pourrait en rebuter plus d’un.

Comment ? Un livre d’économie ? Il a pété un plomb Jeff à trouver ça « enthousiasmant » ?

Et c’est vrai, de prime abord, un sujet aussi pointu et complexe que la monnaie, il faut bien le dire, ça n’a pas de quoi nous donner envie d’avaler 290 pages, dont on subodore par avance qu’elles sont pour le moins indigestes pour les non-initiés à la science économique.

Là où ça devient intéressant, c’est que Gérard Foucher n’est pas un économiste. C’est un citoyen comme vous et moi. Un frère humain épris de Justice et de Liberté, qui ose se pencher sur un sujet aussi complexe pour nous le décrypter et nous l’expliquer dans nos mots à nous.

Car oui, son tour de force est là : nous faire comprendre dans une langue compréhensible par vous et moi ce qu’aucun expert de la monnaie n’est capable de faire, tout embourbé dans son jargon et son implicite.

Je ne vais pas vous faire ici un résumé du livre. Je crois qu’il faut lui laisser son mystère pour vous permettre de suivre le parcours jusqu’à la compréhension. Je voudrais simplement vous faire percevoir l’impact qu’il a eu sur moi.

Jusqu’à présent, par un itinéraire de recherche d’informations et de construction toute personnelle d’une compréhension des dysfonctionnements de notre société, j’étais assez convaincu par Etienne Chouard quand il affirme que la cause des causes est la rédaction d’une nouvelle constitution.

Désormais, sans remettre aucunement en cause l’approche d’Etienne Chouard, je suis pourtant convaincu que la cause des causes est la réappropriation de la monnaie. Et pour une simple raison : le livre de Gérard Foucher me fait percevoir à quel point il serait vain de changer la constitution sans changer notre code monétaire. Et qu’en dernière extrémité, il m’apparait qu’une réforme monétaire pourrait se révéler efficace même sans réécrire la Constitution (ce qui ne signifie pas que je renonce à un changement de la Constitution).

Je comprends que ces affirmations ont de quoi t’étonner toi qui lit ces lignes. Je le comprend d’autant mieux qu’avant la lecture du livre de Gérard Foucher j’aurais sincèrement trouver une telle affirmation complètement incongrue, et pour tout dire sans doute farfelue.

Voilà pourtant où j’en suis arrivé après ce livre si passionnant, qui vous fera aussi comprendre :

  • pourquoi nous sommes dans la crise actuelle et combien elle était inéluctable (et donc totalement prévisible)
  • à quelle point la dette est une absurdité sans consistance, simple palliatif à un manque structurel de monnaie
  • comment les peurs et aprioris des experts et des politiques sont révélateurs d’une incompréhension ou d’un aveuglement dogmatique
  • comment la monnaie peut nous mener vers le totalitarisme ou la démocratie selon sa nature même
  • comment la monnaie peut permettre de régler les défauts de la mondialisation et les dégâts causés à l’environnement si elle est bien « pensée »

Vraiment, ce livre est un « must read ». Les étudiants en économie et nos « représentants » devraient tous le lire. Bon, tant pis s’ils ne le font pas, mais toi, ne rate pas ce petit bonheur :) Tu peux te procurer « Les secrets de la monnaie » »»» ICI

Tant qu’on y est, à l’occasion, je t’invite à visionner le MINI-SHOW de Gérard Foucher : des pépites !

Allez, passe une bonne fin d’année 2012, et que 2013 te soit douce et généreuse :)

Méfions-nous de la démondialisation

20121104-130715.jpgIl commence à poindre une tendance amalgamant « artisanal et local » d’un côté, « industriel du bout du monde » de l’autre.

Tout cela a des relents protectionnistes, qui vont bientôt devenir patriotiques, avant de se sombrer dans les louanges nationalistes, qui me font craindre le pire ! Pour être clair : la guerre !

Pour faire court : ce peut être local tout en étant très lamentable, catastrophique pour l’environnement, totalement stérile sur le plan social.

À l’inverse, bout du monde peut rimer avec éthique et équitable, œuvrant pour la préservation de l’environnement et tourné vers l’humain.

Ne tombons pas dans les clichés faciles mais dangereux qui n’amèneront que violence et repli sur soi. Ouvrons-nous, tout en privilégiant la dimension locale à chaque fois qu’elle a du sens, et elle en a souvent, mais sans tomber dans le rejet des autres.

Nous sommes à l’ère du réseau, du partage, de l’horizontalité : on peut avoir une approche globalisée tout en explorant localement les solutions concrètes.

Je suis colère, définitivement opposé à la démondialisation, et totalement altermondialiste !

 

JeffRenault:

Près de 2h30 de conférence d’Etienne Chouard que l’ami Jérôme (alias @jcfrog) nous à aimablement mis en ligne pour nous faciliter la vie :) Œuvre d’utilité citoyenne s’il en est ! Bon visionnage ;)

Originally posted on JCFrogBlog II:

[je rapatrie finalement ici un post important pour moi que j’avais fait sur overblog]

Je t’ai prévenu je fais le virus pour Etienne Chouard.

Nous ne sommes pas en démocratie, mais la solution existe.

Si ta réaction est « mais oui, c’est ça, il est gentil » je te demande quand même d’essayer. Tu pourrais être supris: c’est passionnant, instructif, étayé, et ça pourrait te retourner comme une crêpe :)

Conférence de Lyon, mars 2012

PARTIE I : Parcours depuis 2005.

Un chantier original. — Le traité anti-constitutionnel. — Douze mille mails sous les mers. — S’opposer et construire. — Rôle des constitutions. — De la contradiction. — Les outils collaboratifs du plan C : Le forum, le wiki, le blog.

PARTIE II : Remettre les mots à l’endroit.

Nos acteurs politiques, l’intérêt général, et l’intérêt des banques. — 1% et 99%. — Élections = démocratie ? — Démocratie et gouvernement…

Voir l'original 432 mots de plus

Quels enfants allons-nous laisser au monde ?

De même qu’on évoque trop souvent la question de savoir comment nous allons sauver la planète, alors qu’en définitive la planète s’en sortira fort bien sans nous (voire mieux au regard du risque d’explosions nucléaires multiples), de même il me paraît très vain de se demander quel monde nous allons laisser à nos enfants.

Je profite de cette vidéo de Bridget Kyoto pour nous interroger non pas sur quel monde nous allons laisser à nos enfants, mais bien de nous demander quels enfants nous allons laisser au monde :

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