Pour une autre politique

Des projets peu enthousiasmants

Finalement, à droite comme à gauche, on ne nous propose que des options qui toutes ne reposent que sur l’acceptation du capitalisme, des marchés, de la finance… en tant que finalité.

Le défaut majeur de ce système, aujourd’hui poussé au paroxysme, et générateur de trop nombreuses outrances, est de considérer que l’homme est au service de l’économie (qui serait la raison de tout).

L’impuissance politique est une soumission révélatrice de cette dévotion fataliste, et elle désespère les citoyens qui perdent espoir et craignent l’avenir, en particulier pour leurs enfants.

Les projets proposés par les partis « traditionnels », « historiques » ne répondant pas à cette forte aspiration des citoyens, le risque d’un report de l’électorat vers les extrêmes n’est pas neutre.

Quand bien même on refuse de se tourner vers un vote de rejet, ne serait-ce que par respect pour ce droit de vote que d’autres nous envient (et qui parfois même meurent pour tenter de l’obtenir), il faut bien reconnaître qu’aucun projet politique ne suscite un enthousiasme débordant.

À droite

À droite, on s’aligne comme un seul homme derrière le chef, qui est le candidat naturel puisque tenant du titre. Pourtant, il est probable qu’au moins un certain nombre n’approuve guère les dérives du chef et de sa garde rapprochée, dérives probablement inspirées par des calculs électoralistes (ce qui ne les rend pas plus excusables). Le décrochage des centristes est en partie motivé par cette tactique.

Celui qui est resté un éternel candidat a les qualités pour gagner le combat. C’est certainement là qu’il est le meilleur. A-t-il pour autant les qualités d’un président ? Les quatre dernières années ne plaident pas pour lui, notamment eu égard au piétinement de nos valeurs (ex : laïcité), à son irrespect constant de la séparation des pouvoirs (ex : justice dénigrée) et à sa manie de monter les uns contre les autres, là ou on attend d’un président qu’il soit unificateur.

À gauche

À gauche, l’homme providentiel vient de tomber de son piédestal. Si DSK avait jusqu’à présent eu un effet anesthésiant sur la guerre des égos, sa chute va la réveiller au vu des comportements des prétendants restant en course. Un « tout sauf Hollande » semble émerger, boomerang du « tout sauf Ségolène » de 2007, comportements « tout sauf à la hauteur » de l’enjeu pour les citoyens qui observent, hésitants, entre consternation et résignation.

Les aspirations des citoyens

Les deux « grands » partis, emblématiques du bipartisme de notre vie politique, qui pensent que le pouvoir doit leur échoir, qu’il leur est dû, feraient bien de comprendre qu’ils ne répondent plus aux aspirations des citoyens. Et que particulièrement les jeunes citoyens ne se reconnaissent plus du tout dans les modèles qu’ils proposent.

L’alternance n’enchante plus ; aujourd’hui c’est une alternative que nous attendons, recherchons, espérons.

Quelle(s) alternative(s) ?

Au milieu de ce tumulte, oscillant entre tactiques électoralistes et guerre des égos, quel projet alternatif, pour une société au service de ses citoyens, pour une Europe qui continue à nous promettre la paix, pour un Monde plus ouvert.

Il faut constater que les deux seuls projets qui constitueraient une vraie alternative (pas seulement une alternance), sont ceux du Modem et d’EELV.

Dans le projet du Modem, la priorité à l’Education doit retenir l’attention. Aujourd’hui l’école n’est plus facteur d’intégration, mais (hélas) d’exclusion. Or les jeunes sont notre avenir. Il nous faut en premier lieu construire un monde pour eux, non pour nous-mêmes.

Côté EELV, c’est l’idée d’une autre croissance qui est séduisante. En établissant des critère qualitatifs dans l’économie, en s’inscrivant vraiment dans une perspective de développement durable, nous permettons à nos enfants de croire encore en l’avenir.

Une autre politique

L’élection présidentielle est encore loin. Il nous faut être attentif au spectacle des semaines à venir. Les appels au vote utile, à droite comme à gauche, vont sans doute fleurir. A défaut d’un projet enthousiasmant, on cherche à nous culpabiliser.

Il est peut-être temps d’avoir le courage d’une autre politique, ou d’une politique autrement. Il nous faut peut-être ignorer les épouvantails qu’on nous agitent sans cesse (tel celui d’un 21 avril, à l’endroit ou à l’envers). Sans nous réfugier dans des extrêmes souvent populistes, toujours réducteurs, le temps est peut-être venu d’oser un vote audacieux et courageux.

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Simple citoyen du monde

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