Les enfants de chômeurs sont privés de cantine

Il se généralise dans notre pays une pratique qu’il convient de qualifier de honteuse : les enfants de chômeurs ne sont parfois pas acceptés à la cantine.

Qu’est-ce qui peut bien motiver une telle situation ? Il semblerait que l’affluence à la cantine ait connu une augmentation ces dernières années. Aussi, les municipalités ont mis en place des critères de priorisation.

Parmi ces critères, est pris en compte le fait que les deux parents travaillent. Si l’un des parents au moins est présent au domicile, l’accès de ses enfants à la cantine n’est pas prioritaire, et on lui impose de les accueillir à l’heure de midi.

Si cela concernait les parents qui ont choisi de rester à domicile, et encore dans ce cas faudrait-il qu’ils soient consentants, on pourrait admettre une telle mesure.

Or, il y a un glissement (volontaire ou non) constaté qui aboutit à des cas où des parents dont l’un (au moins) est chômeur se voient imposer de garder leur(s) enfant(s) à l’heure de midi. Et dans certains cas, il s’agit même de parent seul !

C’est évidemment une absurdité, comme on en constate de plus en plus. Au lieu de faire preuve de compréhension et de solidarité, on stigmatise davantage encore des personnes victimes des aléas de la vie.

On rajoute de l’exclusion à l’exclusion.

Et dans ce cas, le plus abject, c’est que les enfants, que les parents essaient de préserver de leurs soucis, y sont brutalement plongés, et n’ont plus la chance de pouvoir socialiser avec des camarades, voire dans certains cas recevoir leur seul repas équilibré de la journée.

Est-ce que les municipalités ont exploré des pistes alternatives (rajouter un service, trouver un local supplémentaire…) ? Je ne le sais pas. Mais on constate une nouvelle fois avec cette dérive que le clivage et la stigmatisation sont devenus monnaie courante dans le pays.

Je vous invite à soupeser tous les sous-entendus des propos d’un maire concerné dans cet article du Figaro :

« On n’a jamais voulu stigmatiser les chômeurs, mais face à des problèmes de places, nous avons dû établir un critère, qui nous semble juste, celui de la disponibilité des parents », se défend Jean Denais (UMP), maire de Thonon-les-Bains. Selon le maire, les effectifs ont augmenté : 440 repas par jour ont été servis en moyenne en 2000 contre 652 en 2010 par les restaurants scolaires de la commune. « Nous ne voulons pas priver les enfants de chômeurs de cantine, mais donner la priorité aux familles qui travaillent et ne peuvent pas les garder. D’ailleurs, le premier mois de chômage, le temps pour le parent de s’adapter, les enfants sont accueillis normalement », précise le maire.

Il faudrait nous expliquer en quoi dans le même temps on considère que les chômeurs sont disponibles pour accueillir leurs enfants, et qu’on les accuse par ailleurs de ne pas aller chercher du travail ! En quoi les décisions sur les cantines leur libèreront le temps requis à une telle recherche ? Tu vas voir qu’au prochain épisode, on va apprendre qu’on leur coupe les allocations chômages parce qu’ils ne sont pas assez actifs dans leur recherche d’emploi. Pôle-Emploi acceptera-t-il des mots d’excuses du maire du village : « Ne peut pas – A cantine »

Liberté – Égalité – Fraternité

Aucune des vertus de la République n’est respectée dans le cas présent.

  • Liberté : on ne demande pas aux parents de bien vouloir, s’ils en ont la possibilité, garder leurs enfants ; on le leur impose.
  • Égalité : les enfants ne sont pas traités de la même façon, mais en fonction du statut social de leur(s) parent(s).
  • Fraternité : aucune solidarité, aucune empathie, aucune compréhension de la part des représentants de la République.

La République fout le camp, la déhumanisation de la société se poursuit (voire s’intensifie), et les plus faibles sont désignés comme la cause de nos maux !

Est-ce que ce monde est sérieux ?

Étiquettes : , ,

About JeffRenault

Simple citoyen du monde

25 responses to “Les enfants de chômeurs sont privés de cantine”

  1. DUBOIS says :

    Cela me semble pourtant tout à fait logique et normal de privilégier l’accès aux cantines pour les enfants sont les deux parents travaillent comme cela se passe bien souvent ailleurs sans que cela créé de polémique.
    Je ne vois pas pourquoi cette mère qui habite localement ne peut faire à manger à son enfant le midi. Cela ne va pas certainement pas l’empêcher de se rendre le matin ou l’après-midi à un entretien d’embauche….

    • JeffRenault says :

      Il ne peut y avoir aucune automaticité entre « être chômeur » et « être disponible ».

      Rechercher un emploi est une activité à temps plein, qui requiert souvent une logistique compliquée. Vous enchainez les rendez-vous (entre ceux de Pôle Emploi et les entretiens, parfois des formations) avec des contraintes de transport (notamment en région parisienne) plus lourdes que de se rendre le matin à son travail et d’en rentrer le soir… Et puis vous ne choisissez pas vos horaires d’entretiens d’embauche, ni de convocation à Pôle Emploi… Quand vous décrochez un entretien d’embauche, vous n’imaginez pas sérieusement demander d’en changer l’horaire parce qu’il n’est pas compatible avec le repas de midi des enfants…

      Quelle est cette « logique » qui choisit de fragiliser les plus fragilisés d’entre-nous, ceux qui doivent déjà subir les aléas de la vie ? Est-ce là la société que nous voulons ? Pouvons-nous sérieusement rajouter de l’exclusion à l’exclusion ?

      Un conseiller municipal de Drancy m’indiquait que dans sa commune, la gratuité de la cantine a fait exploser la demande. Face à la surcharge, on a fait comme ailleurs : on a établi le critère de la disponibilité des parents pour refuser des enfants à la cantine. Résultat : les enfants de chômeurs ne peuvent pas bénéficier de la cantine gratuite, mais les enfants de parents qui travaillent, si ! On voit bien dans ce cas concret l’absurdité de la prétendue « logique »… qui pour le coup se révèle totalement illogique !

      Il me vient à l’esprit qu’on pourrait développer une « logique » alternative. Quand les places en crèche se sont raréfiées, on a au contraire accepter en priorité les personnes les plus en difficulté, on a vu se développer le travail d’assistante maternelle (ou d’assistant maternel) ainsi que les crèches parentales. Après tout, ne pourrait-on imaginer la même démarche pour la cantine : des cantines parentales ! Des parents s’associent pour mettre en place un service mutualisé de repas. Cela préserve les places aux plus démunis et pourrait même trouver une solution pour des chômeurs, qui trouveraient un emploi en gardant les enfants des parents qui travaillent.

      Au fond, ce n’est pas la « logique » (quelle qu’elle soit) de priorisation qui est problématique. C’est le fait même qu’on en vienne à considérer que la solution est naturellement d’établir des critères de priorité. C’est choquant, antisocial, voire anti-républicain. Je vous renvoie au billet ou j’explique en quoi cela porte atteinte à la devise de la République, pourtant inscrite sur tous les frontons de toutes les mairies, y-compris celles (nombreuses, hélas, et de toutes tendances politiques) qui font ces arbitrages.

      Pour ne prendre en compte que la Fraternité, sans doute la plus oubliée des vertus de la République, elle se mesure à l’attention et aux soins que la communauté accorde aux plus démunis et aux accidentés de la vie. Notre société ne se grandit pas quand elle oublie de protéger ceux qui souffrent, mais qu’au contraire elle les stigmatise, les exclut toujours davantage. L’exclusion en elle-même devrait être bannie.

      C’est en cela que cette mesure, que certains, comme vous DUBOIS, peuvent minimiser, considérer anodine, est en réalité fortement symptomatique de notre époque, de notre repli sur nous-même, de l’avènement de l’individualisme au détriment de la Fraternité, de la suprématie de la logique économique et financière sur le bon sens humaniste et relationnel.

      Il nous faut retrouver un sens aigu du civisme, sans quoi je crains que nous devions d’urgence gommer le mot Fraternité, non seulement de notre devise républicaine, mais tout simplement de notre vocabulaire.

      Merci pour votre contribution.

  2. JeffRenault says :

    Lire aussi ce billet sur le même sujet http://wp.me/pmbg6-FS

  3. fromageplus says :

    C’est scan-da-leux : il y a encore des gens qui croient que c’est davantage le rôle des parents que celui de l’Etat de prendre en charge les enfants ! Non mais vous vous rendez compte ? Il y a encore des gens qui font obstacle à l’expansion des prérogatives de l’appareil public sur la responsabilité familiale des gens ! Vraiment, le fascisme est à nos portes !

    • JeffRenault says :

      Ce n’est pas le sujet. Il s’agit de constater que les parents sont traités différemment, qu’il existe donc deux poids deux mesures, et que la discrimination se fait sur des critères pour le moins discutables.

  4. fromageplus says :

    « Pour le fascisme l’État est un absolu en face duquel l’individu et les groupes sont le relatif. Individus et groupes sont « concevables » dans la mesure où ils font partie de l’État. »
    B. Mussolini

    Hors de l’Etat, point de salut.

  5. fromageplus says :

    Jeff,
    Bientôt vous allez nous dire qu’il existe une inégalité scandaleuse entre les enfants qui sont en pension et ceux – quelle horreur ! – qui dorment chez papa-maman tous les soirs ? Allez-vous créer le droit opposable à la cantine, comme si la cantine était quelque chose d’infiniment désirable ?
    Le fait d’être chômeur rend-il soudain inapte à faire cuire des haricots pour ses enfants ?
    La cantine est là pour dépanner les parents indisponibles, en tant que complément. Et non pas en tant que substitutif à la légitimité parentale. Or, vous comprenez la cantine comme un idéal collectiviste.

    • JeffRenault says :

      Je répète : hors-sujet. Tu entretiens des confusions (voire des polémiques) par la rhétorique.

      Le sujet n’est pas ceux qui sont en pension et ceux qui dorment « chez papa-maman » (ou « chez papa », ou « chez maman », ou tout autre combinaison qu’on pourrait résumer en « à la maison »), ni ceux qui sont à la cantine ou pas.

      Relis mon billet. Je l’articule autour de 1/ la liberté de choix des parents, et 2/ le refus qui leur est éventuellement opposé sur des critères générateurs d’exclusion.

      Je n’ai jamais exprimé d’idéal collectiviste. Là encore, relis mes propos : j’ébauche dans un commentaire des solutions alternatives (comme une « cantine parentale ») qui me semble plus confraternelles que collectivistes.

  6. fromageplus says :

    Jeff,

    Des « critères générateurs d’exclusion ». Magnifique. Et c’est grave d’être « exclus de la cantine » ? Et pourquoi pas « exclu de la corvée de patate » ? Vous vous défendez de soutenir le collectivisme, mais vous trouvez absolument insupportable que certains soient écartés du manger-ensemble, même si ce manger-ensemble est subi par la majorité des gens plutôt que choisi.

    La vie est faite de « critères générateurs d’exclusion ». Tenez, la baccalauréat, par exemple. C’est un critère d’exclusion. Ça discrimine sévère ! À quand le bac pour 100% des candidats ?
    Dans ma vie, j’ai croisé des milliers et des milliers de gens. Seuls certains sont devenus mes amis. Pourquoi ? Parce que j’ai choisi des « critères générateurs d’exclusion » qui font que je n’invite que mes amis et pas les autres. C’est injuste ? Non, c’est normal. C’est la vie. J’ai choisi ma femme entre des milliers d’autres femmes, que j’ai allègrement exclues via des centaines de critères discriminants. Les gens que j’ai trouvé trop bêtes ou trop inintéressants ne font pas partie du vivre-avec-moi.
    Si vous souhaitez vivre dans une société où personne n’est jamais exclu de rien et où tout le monde subit STRICTEMENT et RIGOUREUSEMENT le même traitement ENSEMBLE, préparez-vous à des réveils difficiles, ça s’appelle un camp. Ou une dictature à ciel ouvert.

  7. JeffRenault says :

    Si je suis ton raisonnement, l’exclusion serait donc un signe de vitalité de la démocratie ? C’est ta façon de voir les choses, je ne te le reproches pas, ni te l’interdis. Je ne la partage en revanche absolument pas.

    C’est dommage de réduire la discussion à un exercice (sans doute stimulant intellectuellement pour toi) de rhétorique. Tu n’arrives donc pas à tolérer la position de l’autre sans être désagréable à son endroit, et le soupçonner systématiquement d’être pro-dictature ? Je ne tomberai pas pour autant dans la tentation du point Godwin que tu sembles attendre avec délectation.

    Si tu trouves que les enfants de chômeurs méritent plus que d’autres d’être exclus de la cantine, tu en as le droit, comme ces municipalités qui font les choix qui ont abouti à la rédaction de ce billet.

    J’ai moi le droit de trouver cela abject, discriminant, générateur d’exclusion, et contraire à toute chance de succès du vivre-ensemble.

    Bonne journée.

  8. fromageplus says :

    Depuis quand la cantine est-elle assujettie à l’impératif du vivre-ensemble ? Je croyais que c’était juste un endroit où l’on fournit un repas chaud à ceux qui ne peuvent pas rentrer chez eux à midi. Si j’avais su que c’était un enjeu social destiné à la non-discrimination, à la lutte contre l’exclusion, à la promotion des valeurs républicaines et à l’encitoyennement des enfants, je n’aurais pas lancé ce débat. Désolé.
    [PS : Je n’ai pas compris ce que la démocratie avait à voir dans l’affaire.]

    • JeffRenault says :

      La cantine n’est pas assujettie à l’impératif du vivre-ensemble, qui n’est d’ailleurs pas un impératif, mais un choix. C’est de l’accès à la cantine dont il est question, ou plutôt du non-accès pour des raisons très discutables.

      [PS : puisque l’absence d’exclusion nous ménerait selon toi à la dictature, on imagine que l’exclusion nous en préserve]

      Bonne nuit.

  9. fromageplus says :

    Dans une société normale, personne n’est ravi d’avoir « accès à la cantine » et personne n’a envie de se battre pour « accéder à la cantine ». Je n’ai jamais croisé personne me racontant des souvenirs de cantine avec le sourire aux lèvres et le regard émerveillé. La cantine, pour 99% des gens, c’est bruyant et c’est pas bon, et c’est parfois des souvenirs très douloureux pour certains enfants moins sociables. Ça laisse parfois des souvenirs de batailles de petits pois, mais c’est tout. Quand j’étais enfant, je n’ai fréquenté la cantine qu’à de rares exceptions ; le reste du temps je rentrais à la maison pour le déjeuner, et TOUS les gamins me disaient, envieux, combien j’avais de la chance de ne pas être obligé de subir la cantine.
    Un adulte qui a le choix entre le réfectoire de l’entreprise ou rentrer chez lui, prend très vite sa décision : il rentre chez lui. La cantine est un endroit que les gens n’aiment pas, à moins qu’il y règne une incroyable convivialité, ce qui est loin d’être toujours le cas, surtout entre collègues.
    Mais vous avez parfaitement le droit de trouver que manger à la cantine est un sort éminemment enviable qu’il faut faire partager au plus grand nombre, y compris à ceux qui pourraient avoir la chance de manger chez eux.

    • JeffRenault says :

      Qui (sinon toi, dans une volonté explicite de provoquer) prétend que le billet porte sur l’épanouissement que procurerait sensément la cantine ?

      Il s’agit de constater que l’accès à la cantine est accordé à certains et pas à d’autres, sur un critère que je considère hautement discutable, puisqu’il fait l’amalgame entre « être chômeur » et « être disponible ».

      Tu fais d’ailleurs le même amalgame, les enfants de chômeurs devenant « ceux qui pourraient avoir la chance de manger chez eux ». Chacun appréciera « la chance » à laquelle tu fais référence.

      Je n’ai jamais écrit que « manger à la cantine est un sort éminemment enviable qu’il faut faire partager au plus grand nombre ».

      Prêter aux autres des dires, écrits, convictions ou intentions qu’ils n’ont pas exprimés n’est pas ma façon de concevoir le débat.

      Il me semble que tu as le goût de la provocation et la polémique, mais que tu ne t’intéresses finalement que peu (pas ?) au débat.

      Dommage.

  10. fromageplus says :

    L’amalgame entre « être chômeur » et « être disponible », je le fais sans hésitation, et je ne vois pas où est le problème. Si les chômeurs n’étaient pas « disponibles » aux heures où les autres se rendent au travail, je vous prie de croire que les horaires d’ouverture du Pôle Emploi seraient radicalement différents, depuis longtemps, et ça se saurait. Si le Pôle Emploi s’avère incapable de s’occuper des chômeurs hors de créneaux 8h30-16h30, c’est vraiment qu’il y a un très très gros problème de disponibilité des chômeurs.

  11. fromageplus says :

    *erratum*
    Si le Pôle Emploi s’avère incapable de s’occuper des chômeurs dans le créneau 8h30-16h30, c’est vraiment qu’il y a un très très gros problème de disponibilité des chômeurs.

    Bon, mais vous avez compris🙂

    • JeffRenault says :

      Les chômeurs devant en effet se rendre obligatoirement disponibles pour les convocations de Pôle Emploi dans les heures d’ouverture des agences, il leur est par conséquent particulièrement difficile d’être dans le même temps présents pour le déjeuner de leurs enfants.

      Ainsi, quand bien même ils voudraient « profiter » de la prétendue « disponibilité » que leur permettrait le chômage, ils ne le pourraient pas.

      CQFD. Argument imparable. Merci.

  12. fromageplus says :

    Dites, avez-vous déjà été convoqué au Pôle Emploi ? Avez-vous déjà vécu le chômage ?

  13. fromageplus says :

    Eh bien moi oui. Je vous assure qu’on est désespéré devant les pages blanches de l’agenda, et qu’on a hâte que ça finisse. Une fois qu’on a pris le temps de fignoler son CV, de monter une étagère Ikea et de prendre un week-end à la mer pour prendre un peu l’air, on est vite envahi par l’ennui.

  14. JeffRenault says :

    Oui, je comprends tout à fait cette situation. Le boulot étant rare, on peut vite « tourner en rond ». C’est vrai, mais ce n’est pas le sujet du billet.

    Bien entendu, tout parent qui souhaite garder ses enfants et qui a la possibilité de le faire garde cette liberté de choix. Qu’il soit chômeur ou non n’a rien a voir là dedans.

    À l’inverse, contraindre une personne à garder ses enfant du fait de son statut sous prétexte qu’on la décrète disponible (je n’ai repris l’exemple de Pôle Emploi que parce que tu l’avais choisi, mais évidemment on pense aussi aux entretiens d’embauche) n’est pas acceptable.

    Bon dimanche

  15. benedicte says :

    C’est absolument honteux qu’une commune quel que soit son bord prenne une telle décision.

    Vue sous un autre angle cela pourrait signifier que les gens qui travaillent auraient assez d’argent pour payer quelqu’un à faire manger leur gosse ???

    Et les gosses dans cette affaire, ils n’ont parfois qu’une demi-heure pour manger ???

    C’est franchement du n’importe quoi…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :