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Anne, ma soeur Anne – Louis Chédid – 1985

Anne, ma soeur Anne

Anne, ma soeur Anne, si j’te disais c’que j’vois v’nir
Anne, ma soeur Anne, j’arrive pas à y croire
C’est comme un cauchemar, sale cafard

Anne, ma soeur Anne, en écrivant ton journal du fond de ton placard
Anne, ma soeur Anne, tu pensais qu’on n’oublierait jamais
Mais… mauvaise mémoire

Elle ressort de sa tanière la nazi-nostalgie
Croix gammée, botte à clous, toute la panoplie
Elle a pignon sur rue, des adeptes, un parti
La voilà revenue, l’historique hystérie

Anne, ma soeur Anne, si j’te disais c’que j’entends
Anne, ma soeur Anne, les mêmes discours, les mêmes slogans
Les mêmes aboiements

Anne, ma soeur Anne, j’aurais tant voulu te dire, petite fille martyr
Anne, ma soeur Anne, tu peux dormir tranquille, elle reviendra plus la vermine
Mais…

Beaucoup d’indifférence, de patiences malvenues
Pour ces anciens damnés au goût de déja vu
Beaucoup trop d’indulgence, trop de bonnes manières
Pour cette nazi-nostalgie qui ressort de sa tanière
Comme hier

Anne, ma soeur Anne, si j’te disais c’que j’vois v’nir
Anne, ma soeur Anne, j’arrive pas à y croire
C’est comme un cauchemar, sale cafard

Anne, ma soeur Anne
Louis Chédid
1985

Video sur le site de Louis Chédid (Menu –> Goodies –> Videos)

Pour l’Histoire – A4, le 21 janvier 2011, Tunis

Le 30 janvier 2011, je me suis promené dans Tunis, deux semaines après la révolution du jasmin. Sur l’avenue Bourguiba, au niveau du théâtre, j’ai découvert ce magnifique poème (retranscrit ci-après) placardé sur un arbre. Il signé d’un certain « A4 »… je ne sais pas si un jour on saura qui est « A4 » ?

Pour l'Histoire - A4, le 21 janvier 2011, Tunis

Pour l’histoire

J’écris pour l’Histoire, afin qu’elle n’oublie pas
Que je suis debout, j’ai fait mon premier pas

J’écris pour l’Histoire, afin qu’elle s’en souvienne
Que chasser un fou ne me pose aucune gêne

J’écris pour l’Histoire, qu’elle prépare ses statues
Car c’est à main nues que je me suis battu

J’écris pour l’Histoire, pour lui crier encore
Qu’elle se rebiffe vite et qu’elle change son décor

J’écris pour l’Histoire, dans la langue de Voltaire
Pour dire bien fort que je ne sais plus me taire

J’écris pour l’Histoire, même mille et une fois
Pour dire que je ne suis plus comme autrefois

J’écris, j’écris, je ne sais plus m’arrêter
Je lui écris tout, pour ne rien regretter

J’écris, même avec des yeux pleins de larmes
Pour ceux tombés sans jamais porter d’armes

J’écris sans encre, sans crayon ni plume
Pour ceux restés couchés sur le bitume

J’écris sans recherche, j’écris par instinct
Pour ceux qui ont pu, seuls, forcer le destin

Ecrit par A4, le 21 janvier 2011, Tunis

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