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#MAVOIX Hacker la représentativité

MAVOIXLa représentation n’est pas l’horizon ultime de la démocratie, loin s’en faut. D’ailleurs la démocratie représentative est un oxymore : le peuple n’a jamais le pouvoir, il lui est confisqué via l’élection.

On nous parle de droit de vote alors que nous n’avons que le droit d’élire.

Nous sommes floués et privés de décider de comment s’organise notre vivre-ensemble. Si nous élaborions, proposions, votions les lois, seraient-elles celles de nos prétendus représentants ?

Le temps de la représentation a vécu ; il est temps aujourd’hui que nous puissions nous représenter nous-mêmes, sans professionnalisation de la politique, que nous nous mettions en marche de manière collective, horizontale, débarrassée des quêtes de pouvoirs personnelles et des postures partisanes stériles.

Il ne s’agit pas de créer un énième mouvement qui prendrait la place des représentants actuels. Il s’agit de nous mettre en mouvement pour être collectivement en charge de l’élaboration des lois qui nous gouvernent.

Observez, écoutez, regardez… faites vous votre idée. Et montez à bord si le cœur vous en dit. MA VOIX est une expérience. Nous la mènerons ensemble. Pas à pas. Nous construirons ensemble.

Vidéo de présentation de #MAVOIX

Madame X ? C’est vous, c’est moi

Il me semble que 2013 va être une année difficile pour les plus fragiles.

Et pourtant, les seuls sujets abordés par les médias mainstream sont souvent futiles ou superficiels. On sert la soupe aux puissants…

Alors pour se remettre les idées en place en ce début d’année, une chanson de Francis Cabrel qui a le mérite (elle) d’affronter la réalité telle qu’elle est.

Madame X et ses enfants
Tout l’hiver sans chauffage
Caravane pour des gens
Même pas du voyage
Et pourtant comme elle dit
C’est pas elle la plus mal lotie
Elle en connaît qui couchent dehors
Dans les parages
Quand y a toutes ces voitures de sport
Dans les garages

Madame à savoir comment
Fait deux fois plus que son âge
Elle s’endort avec des gants
Au fond d’un sac de couchage
Et pourtant comme elle dit
C’est pas elle la plus mal lotie
Elle en connaît qui restent
Accrochés aux grillages
En espérant qu’un camion
Manque le virage

C’était un pays charmant
C’était un pays comme il faut
Elle dit, elle dit maintenant
Maintenant on prend
Quelques photos des mourants
Au lieu de leur donner de l’eau
Elle dit pas ça méchamment
Pour l’instant…

Madame X et ses enfants
Toujours pas de chauffage

Vous aurez noté le « pour l’instant »…

Bonne année 2013

😦

« Les secrets de la monnaie » de Gérard Foucher

« Les secrets de la monnaie » de Gérard FoucherJe ne voudrais pas terminer l’année sans te faire part d’une de ma plus enthousiasmante lecture de 2012.

Pour tout vous dire, je crois que l’expression « tombé de l’armoire » est approprié à l’effet que m’a fait ce livre, c’est dire !

« Les secrets de la monnaie » est un livre que je ne saurai trop vous conseiller de lire tant il porte en lui une vérité insoupçonnée.

Bien entendu, j’ai conscience que le titre de l’ouvrage pourrait en rebuter plus d’un.

Comment ? Un livre d’économie ? Il a pété un plomb Jeff à trouver ça « enthousiasmant » ?

Et c’est vrai, de prime abord, un sujet aussi pointu et complexe que la monnaie, il faut bien le dire, ça n’a pas de quoi nous donner envie d’avaler 290 pages, dont on subodore par avance qu’elles sont pour le moins indigestes pour les non-initiés à la science économique.

Là où ça devient intéressant, c’est que Gérard Foucher n’est pas un économiste. C’est un citoyen comme vous et moi. Un frère humain épris de Justice et de Liberté, qui ose se pencher sur un sujet aussi complexe pour nous le décrypter et nous l’expliquer dans nos mots à nous.

Car oui, son tour de force est là : nous faire comprendre dans une langue compréhensible par vous et moi ce qu’aucun expert de la monnaie n’est capable de faire, tout embourbé dans son jargon et son implicite.

Je ne vais pas vous faire ici un résumé du livre. Je crois qu’il faut lui laisser son mystère pour vous permettre de suivre le parcours jusqu’à la compréhension. Je voudrais simplement vous faire percevoir l’impact qu’il a eu sur moi.

Jusqu’à présent, par un itinéraire de recherche d’informations et de construction toute personnelle d’une compréhension des dysfonctionnements de notre société, j’étais assez convaincu par Etienne Chouard quand il affirme que la cause des causes est la rédaction d’une nouvelle constitution.

Désormais, sans remettre aucunement en cause l’approche d’Etienne Chouard, je suis pourtant convaincu que la cause des causes est la réappropriation de la monnaie. Et pour une simple raison : le livre de Gérard Foucher me fait percevoir à quel point il serait vain de changer la constitution sans changer notre code monétaire. Et qu’en dernière extrémité, il m’apparait qu’une réforme monétaire pourrait se révéler efficace même sans réécrire la Constitution (ce qui ne signifie pas que je renonce à un changement de la Constitution).

Je comprends que ces affirmations ont de quoi t’étonner toi qui lit ces lignes. Je le comprend d’autant mieux qu’avant la lecture du livre de Gérard Foucher j’aurais sincèrement trouver une telle affirmation complètement incongrue, et pour tout dire sans doute farfelue.

Voilà pourtant où j’en suis arrivé après ce livre si passionnant, qui vous fera aussi comprendre :

  • pourquoi nous sommes dans la crise actuelle et combien elle était inéluctable (et donc totalement prévisible)
  • à quelle point la dette est une absurdité sans consistance, simple palliatif à un manque structurel de monnaie
  • comment les peurs et aprioris des experts et des politiques sont révélateurs d’une incompréhension ou d’un aveuglement dogmatique
  • comment la monnaie peut nous mener vers le totalitarisme ou la démocratie selon sa nature même
  • comment la monnaie peut permettre de régler les défauts de la mondialisation et les dégâts causés à l’environnement si elle est bien « pensée »

Vraiment, ce livre est un « must read ». Les étudiants en économie et nos « représentants » devraient tous le lire. Bon, tant pis s’ils ne le font pas, mais toi, ne rate pas ce petit bonheur 🙂 Tu peux te procurer « Les secrets de la monnaie » »»» ICI

Tant qu’on y est, à l’occasion, je t’invite à visionner le MINI-SHOW de Gérard Foucher : des pépites !

Allez, passe une bonne fin d’année 2012, et que 2013 te soit douce et généreuse 🙂

Quels enfants allons-nous laisser au monde ?

De même qu’on évoque trop souvent la question de savoir comment nous allons sauver la planète, alors qu’en définitive la planète s’en sortira fort bien sans nous (voire mieux au regard du risque d’explosions nucléaires multiples), de même il me paraît très vain de se demander quel monde nous allons laisser à nos enfants.

Je profite de cette vidéo de Bridget Kyoto pour nous interroger non pas sur quel monde nous allons laisser à nos enfants, mais bien de nous demander quels enfants nous allons laisser au monde :

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« Les nouveaux chiens de garde »

Après une première tentative ratée en février pour cause d’erreur d’horaires sur le site du cinéma, nous avons pu aller voir le film « Les nouveaux chiens de garde » de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat. C’est dommage, car la séance que nous avons ratée était une projection suivie d’un débat, alors que cette fois-ci nous n’avons eu que la projection, mais c’est ainsi.

Globalement, le film démontre très bien la connivence entre les sphères financières, politiques et médiatiques. Rien de nouveau, on sait tous que Sarkozy mange à la table de Dassault ou Bolloré, patrons de puissants empires industriels et également patrons de presse. Mais là, il faut bien avouer que c’est décortiqué dans les moindres rouages, à faire frémir parfois.

Le film est fort intelligemment construit autour des trois valeurs du journalisme : l’indépendance, l’objectivité et le pluralisme, et démontre comment elles sont l’une après l’autre allègrement bafouées par ceux et celles qui devraient pourtant les défendre le plus et le mieux.

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« Qui décide et comment ? » est mille fois plus important que « Qu’est-ce qu’il faut faire ? »

Voici une anecdote vécue et publiée par Vincent sur le forum du site d’Étienne Chouard. Je la reprend ici intégralement car elle permet de comprendre :

  • qu’au delà des contenus des programmes politiques, nous nous retrouvons plus que nous le pensons sur la démocratie réelle ;
  • que la société semble prête à envisager une participation et un engagement plus fort des citoyens dans la vie de la cité ;
  • que le tirage au sort n’est pas si farfelu qu’on peut le croire de prime abord et que même il recèle beaucoup de bon sens.

Je vous laisse découvrir et vous invite à partager :

J’ai récemment fait une expérience intéressante que je voudrais partager avec vous.

J’ai parlé de démocratie à ma mère, qui vient d’une famille de petits agriculteurs bretons de droite. Elle déteste les hommes politiques de gauche qu’elle considère comme les pires hypocrites qui promettent monts et merveilles aux petites gens et qui finissent toujours par les trahir.

Notre petite discussion fut le moment d’une révélation capitale pour moi qui depuis toujours essaie de concilier mon engagement à gauche et l’amour et le respect que j’ai pour ma mère.

Je me suis aperçu que la question d’un processus constituant démocratique était une question technique, idéologiquement neutre.

Au bout d’une petite heure, nous étions tous les deux d’accord en tous points sur l’idée que ce processus était le plus légitime et, partant, le meilleur pour s’organiser et prendre des décisions politiques.

La question de l’avènement d’un tel processus reste ouverte mais, sur le fond, il nous paraissait évident qu’il était préférable de confier la décision politique à des assemblées de citoyens constituées aléatoirement et sur des mandats courts plutôt qu’à tel ou tel bonhomme pour 5 ans.

Bonhomme qui n’est pas plus « spécialiste » en politique que n’importe quelle assemblée de citoyens et citoyennes de bas étage, en ce sens que prendre une décision politique consiste à écouter des points de vue d’experts, de fonctionnaires et de spécialistes compétents, discuter et trancher. Sarkozy n’est pas un spécialiste des OGM, de nucléaire ou d’Histoire.

On s’est rendu compte qu’on confondait la « politeia » et la « politikè » (wikipédia). La seule spécialité de Sarkozy (et des élus de manière générale) c’est d’obtenir le pouvoir, de se faire élire, de conserver le pouvoir, de faire des alliances et de recruter des militants et des portes drapeaux. Ça n’a rien à voir avec l’art de prendre une bonne décision politique.

Pour la première fois, nous étions d’accord avec ma mère. Pour la première fois, nous avons mis de côté nos sociétés idéales respectives, nos certitudes sur ce qu’il fallait faire pour que tout soit pour le mieux dans le meilleur des mondes et nous nous sommes retrouvés autour de cette idée simple : QUI DÉCIDE ET COMMENT est mille fois plus important que QU’EST-CE QU’IL FAUT FAIRE.

Depuis, les élections présidentielles nous font bien marrer avec tous ces programmes concurrents et tellement secondaires ! Nous rions devant ces hommes et femmes politiques qui se sentent tellement importants et qui vont bientôt retourner au rang de simple citoyen et vivre et travailler comme tout le monde.

Parce que nous en sommes persuadés : si nous avons réussi, nous deux, aussi vite et simplement, à nous mettre d’accord, alors c’est vraiment pour bientôt !

Vincent

PS : mes amis militants de gauche, bien qu’ils soient beaucoup plus proche « idéologiquement » de l’idée ont paradoxalement bien plus de mal à en saisir la force et l’évidence. Peut-être bien d’ailleurs à cause de cette proximité idéologique.

Adlène, 24 ans, algérien, diplômé, CDI en poche, expulsable

Adlène a 24 ans et est algérien.

Adlène arrive en France en août 2009, et entre en septembre en première année de Master à l’Université d’Angers. Grâce à d’excellents résultats, il accède à un Master 2 « Marketing des services et revenue management », très sélectif, toujours à l’Université d’Angers, en partenariat avec l’ESSCA (école internationale de commerce).

Cette formation est unique en France. Aucun autre établissement ne la propose, et seuls 20 étudiants par an ont la chance de pouvoir l’intégrer. C’est le cas d’Adlène, qui obtient brillamment son diplôme en août 2011, auréolé d’une mention « très bien » que justifie son 17 de moyenne.

Le talent d’Adlène se trouve en outre confirmé par le cabinet de conseils dans lequel il effectue son stage de fin d’études quand on lui propose d’intégrer l’entreprise en CDI à l’issue de son stage. Adlène n’hésite pas 2 secondes ; l’entreprise et le poste sont intéressants, et il y a des offres qui ne se refusent pas.

Tout semble donc sourire à Adlène alors qu’il s’en va en ce 25 août 2011 déposer à la Préfecture d’Angers une demande de changement de statut, puisque d’étudiant étranger il va devenir travailleur étranger.

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