Quels enfants allons-nous laisser au monde ?

De même qu’on évoque trop souvent la question de savoir comment nous allons sauver la planète, alors qu’en définitive la planète s’en sortira fort bien sans nous (voire mieux au regard du risque d’explosions nucléaires multiples), de même il me paraît très vain de se demander quel monde nous allons laisser à nos enfants.

Je profite de cette vidéo de Bridget Kyoto pour nous interroger non pas sur quel monde nous allons laisser à nos enfants, mais bien de nous demander quels enfants nous allons laisser au monde :

Lire la Suite…

Les partis politiques ou les fabriques du prêt-à-penser

Les partis politiques sont dans notre système actuel une clef de voûte incontournable. Pour s’assurer que cela soit, on a été jusqu’à l’inscrire dans la Constitution du 4 octobre 1958 :

ARTICLE 4.

Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.

Ainsi donc, les partis politiques seraient l’expression même de la démocratie qu’ils doivent respecter comme le prévoit la Constitution. Et émettre un avis contraire, à savoir que les partis politiques, à l’exact opposé, étoufferaient l’expression démocratique est une hérésie, un blasphème, un tabou.

Intrinsèquement, on le verra, les partis politiques sont des machines qui annihilent tout pluralisme, débat ou contradiction, qui empêchent les militants de penser par eux-mêmes et de se faire leurs propres opinions. Bref, les partis politiques sont avec les religions les emblèmes du « prêt-à-penser ».

Pourtant, il émane des citoyens, de plus en plus éduqués, de plus en plus intéressés, de plus en plus impliqués dans la vie de la cité, une demande grandissante de démocratie réelle, qu’on peut également qualifiée de participative versus représentative. Car il n’est de véritable démocratie que celle qui associe le Peuple dans les décisions qui le concernent, et où nos prétendus représentants ne sont pas nos dirigeants, mais ceux qui exécutent les décisions arrêtées par les citoyens. Lire la Suite…

9 mai : journée européenne du revenu de base

Le 9 Mai 2012 est la journée européenne du Revenu de Base.

À cette occasion, la plateforme francophone revenudebase.info qui vise à réunir les promoteurs du revenu de base inconditionnel (qui sera prochainement opérationnelle) vous propose des liens vers des sites d’informations relatives au revenu de base inconditionnel, mais aussi et surtout un chèque-document (éditable et imprimable).

Chaque chèque-document est composé d’un chèque factice, symbolisant la somme versée mensuellement comme revenu de base inconditionnel à la personne récipiendaire, et d’un texte fournissant des explications sur le revenu de base et renvoyant sur le site de la plateforme revenudebase.info

Le chèque-document est mis à votre disposition et vous êtes libres de le diffuser en ce 9 mai comme vous l’entendez : email, Facebook, Twitter, billet sur votre blog, distribution dans les boîtes aux lettres des voisins….

A Paris, notre groupe local a prévu une opération de distribution de chèques factices à la Fontaine St. Michel, en plein centre de la capitale. Les personnes disponibles sont les bienvenues (tous les détails ici).

Et vous, pourquoi ne pas organiser une action locale près de chez vous ?

______________ [Edit du 11/05/12 à 19:00]

Stan Jourdan (à gauche)

Petit retour sur la distribution de chèques factices que nous avons faite le 9 mai à la Fontaine St. Michel avec les camarades Stan, Gérard et Marc.

Je n’ai pas compter le nombre de chèque distribué, tout simplement (et tout bêtement) je n’ai pas compté. Mais je pense que c’était autour de la quinzaine. Le tout en 2 heures. Ce qui fait certes un ratio plutôt faible, mais trouve une explication simple et agréable : on passe du temps à discuter.

J’ai été agréablement étonné du peu de rejets. Et jamais pour le sujet ! Certains ne voulaient pas être importunés, c’est tout. Mais dès qu’on engageait la conversation, l’intérêt arrivait presque immédiatement, même si le scepticisme pouvait l’accompagner.

Marc de Basquiat (à droite)

Parmi les doutes revenaient le plus souvent la désincitation au travail et le financement. Mais beaucoup d’interlocuteurs posaient des questions, étaient curieux, et semblaient intellectuellement stimulés.

Beaucoup en repartant indiquait qu’ils allaient s’informer. Parmi les interlocuteurs, j’ai eu une prof d’économie qui avait hâte de pouvoir aller sur revenudebase.info pour explorer les liens qui s’y trouvent.

Franchement, je pensais qu’on allait être plus souvent jetés, qu’on allait taxer d’utopie (une seule fois pour ma part). Je m’étais même préparé à de l’hostilité. Peut-être la chance du débutant nous a-t-elle été favorable…

Je crois surtout que le formule du chèque est propice à l’échange. Vraiment, l’idée (merci Cédric) est une pépite.

Jeff Renault (à gauche) et Gérard Foucher (à droite)

En revanche, les échanges sont en moyenne assez longs quand ils sont entamés. Il faut en tenir compte. Mais l’essentiel est sans doute la qualité dans la transmission. Elle est récompensée quand un interlocuteur est rejoint par une personne qu’il attendait (oui, car on était dans un lieu où les gens se donnent rendez-vous, ce qui les rend disponibles), et qu’il vous dit qu’il va expliquer et discuter du revenu de base puisqu’ils passent la soirée ensemble.

Ce genre d’opération est donc pertinente et enrichissante. A refaire !

Les conditions de vie digne ne sont pas négociables

Droits et devoirs« Dans la vie, il y a des droits, mais il y a aussi des devoirs. » On entend souvent cette expression, notamment dans la bouche des responsables politiques. Elle signifie que les droits des individus doivent leur conférer des devoirs, et même qu’à tout droit il faut en contrepartie un devoir. Je peux comprendre cette logique. J’ai longtemps moi-même adhéré à cette philosophie. Les personnes estiment que pour recevoir sa part de la société, on doit d’abord y contribuer (encore faudrait-il savoir de quelle contribution on parle).

En réalité, cette vision est erronée : il existe des droits sans contrepartie. Ainsi, le droit à la vie n’exige aucune contrepartie. L’abolition de l’esclavage (le droit de ne pas avoir de maître) ou le droit à l’avortement ne sont pas soumis à contrepartie. Il est donc tout à fait inexact de considérer que tout droit appelle une contrepartie.

Au-delà de ces cas triviaux, l’article 25 de la DUDH nous précise que :

Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux

À aucun moment la DUDH ne soumet ces droits à contrepartie. Et c’est sans doute l’argument le plus probant à l’instauration du revenu de base inconditionnel. En effet, le revenue de base inconditionnel est souvent présenté par ses détracteurs (ou perçu de prime abord par ceux qui le découvrent) comme un droit qui n’appellerait pas de contrepartie. Et bien autant le dire tout de suite : ils ont raison !

Le revenu de base inconditionnel est attribué à tous, sans condition, sans contrepartie. Lire la Suite…

Je ne résiste pas à publier ce texte de Philippe Torreton. À mon avis d’utilité publique en ces temps troublés et troublants… Merci l’artiste !

philippetorreton

Jean,

J’aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie. J’aurais aimé que ta voix chaude ne serve maintenant qu’à faire éclore les jeunes pousses plus tôt au printemps, la preuve, j’étais à Entraigues il n’y a pas si longtemps et je n’ai pas souhaité faire le pèlerinage. Le repos c’est sacré!

Pardon te t’emmerder, mais l’heure est grave, Jean. Je ne sais pas si là où tu es tu ne reçois que le Figaro comme dans les hôtels qui ne connaissent pas le débat d’idées , je ne sais pas si tu vois tout, de là haut, ou si tu n’as que les titres d’une presse vendue aux argentiers proche du pouvoir pour te tenir au parfum, mais l’heure est grave!

Jean, écoute moi, écoute nous, écoute cette France que tu as si bien chantée, écoute la craquer, écoute la gémir, cette France qui travaille dur et rentre…

View original post 909 mots de plus

Les français sont-ils favorables à l’instauration du revenu de base inconditionnel ?

Je me demandais récemment pourquoi la gauche bloquait sur le revenu de base inconditionnel. Ce billet a été l’occasion d’échanges intéressants, et a été repris sur AgoraVox et par le collectif citoyen Générations Engagées.

Aujourd’hui, une enquête diligentée par le mouvement des Colibris permet de verser de nouveaux éléments au dossier. L’enquête en question s’intitule : « Tests de propositions sur les grands thèmes de société ».

Ressenti à l’égard de son activité professionnelle

Une première chose à noter concerne le ressenti à l’égard de son activité professionnelle (page 7 de l’étude). À la question : « Dans votre activité professionnelle, diriez-­vous que… ? » on relève le résultat suivant :

Ainsi donc, seuls 30% des personnes interrogées sont passionnées par ce qu’elles font et s’épanouissent dans leur activité professionnelle. Pour les autres 70%, le travail n’est au mieux qu’un gagne-pain, au pire manque de sens. On est loin de l’idéalisation du travail jusqu’à en faire une « valeur ».

Ce n’est pas anodin, car dans la promotion du revenu de base inconditionnel, on se heurte souvent à l’argument (massue) que l’être humain s’épanouit par le travail, en oubliant de dire que la plupart ont un travail qu’il n’ont pas choisi. Lire la Suite…

Une présidentielle pour rien

Présidentielle 2012S’il demeurait un attrait à l’élection présidentielle, c’était de susciter des débats de sociétés, d’évoquer les enjeux cruciaux pour notre avenir. En 2007, Hulot avait ainsi réussi à imposer le thème de l’écologie.

En 2012, de quoi parle-t-on ? De la viande Halal et du permis de conduire ! Quelle pitié !

  • Qui parle du dérèglement climatique ? Pourtant, tout nous paraîtra bien dérisoire quand nous serons confrontés à ses effets et qu’il sera trop tard pour éviter la catastrophe.
  • Qui parle du pic pétrolier ? On prétend qu’on va réguler le prix du carburant alors qu’on sait pertinemment qu’il ne va cesser de monter.
  • Qui parle de la raréfaction des terres arables ? On prétend nourrir l’humanité entière grâce à l’agriculture intensive alors qu’elle tue les sols, pollue les cours d’eau et empoisonne nos agriculteurs !

Pendant que les enjeux essentiels (mais à long terme) sont ignorés, on s’occupe de savoir comment on va relancer la croissance (qui est le problème, et non la solution) et retrouver le plein-emploi (une chimère par les effets conjugués de la mécanisation et des gains de productivité). C’est une farce qu’on nous joue ! Et aucun des partis représentés à l’élection présidentielle ne s’y soustrait

On joue le court-terme. On ignore superbement le long-terme…

Le plus drôle, c’est que politiques, sondeurs et éditocrates vont s’inquiéter sérieusement du taux d’abstention au soir des premier et second tours. sans jamais chercher y déceler l’alarme qu’elle représente, sans jamais se mettre en cause. On se contentera de simplement culpabiliser les abstentionnistes, avec la bénédiction des votants.

Car l’abstention, c’est toujours la faute de l’électeur non-votant ; jamais celle des partis politiques.

%d blogueurs aiment cette page :